Chaque jour, des tonnes de poussières interplanétaires s'ablatent entre 70 et 110 km d'altitude en traversant l'atmosphère terrestre, libérant fer, magnésium, sodium, silicium, potassium et calcium. Ces éléments se recombinent en particules solides nanométriques, les Meteoric Smoke Particles (MSP). La majorité mesure moins d'1 nm de rayon, une taille si faible qu'elle échappe aux instruments classiques, un collecteur de Faraday standard ne détecte fiablement que les particules de plus de 2 nm. Le projet COSMIC a pour objectif de collecter directement ces particules dans la mésosphère, à environ 85 kilomètres d'altitude, afin de les analyser après leur retour au sol. Mieux cerner leur composition, probablement des oxydes et hydroxydes métalliques (MgOH, FeOH) plutôt que des silicates, permettra d'éclairer leur rôle dans la formation des nuages noctiluques, la chimie de l'ozone stratosphérique et l'apport de fer dissous aux océans.
Pour atteindre cet objectif, l'expérience COSMIC embarque à bord d'une fusée-sonde du programme REXUS/BEXUS, porté par l'ESA, le DLR et la SNSA. Durant son ascension, un module dédié s'ouvre à l'apogée du vol pour exposer un matériau collecteur directement à l'environnement mésosphérique, avant de se refermer hermétiquement pour protéger les échantillons de toute contamination lors du retour au sol. Cette approche permet de recueillir des particules dans leur milieu naturel, plutôt que de dépendre d'une télédétection indirecte (radars à diffusion incohérente, extinction satellite) dont l'interprétation reste sensible à la taille, la composition et l'état de charge encore incertains des MSP. Les précédentes tentatives de collecte directe, comme le détecteur MAGIC en 2014, n'ont d'ailleurs pas permis d'échantillonner efficacement les particules neutres, un défi que COSMIC cherche à relever.
L'équipe
Qui sommes-nous ?
Ce projet est possible car il est porté par une équipe : une vingtaine d'étudiants de l'Université de Bordeaux, réunis au sein de l'association Sciences L@b22. Chimistes, physiciens, ingénieurs mécaniques et développeurs embarqués travaillent ensemble pour faire de COSMIC une réalité, de la modélisation théorique à la construction du module, jusqu'au décollage.
20+
Étudiants
4
Pôles scientifiques
85 km
Altitude visée
CALENDRIER DU PROJET
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